Mercredi 11 novembre 2009
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11:20
L'aurore s'allume ;
L'ombre épaisse fuit ;
Le rêve et la brume
Vont où va la nuit ;
Paupières et roses
S'ouvrent demi-closes ;
Du réveil des choses
On entend le bruit.
Victor Hugo
Je me réveille en douceur. Mes paupières sont encore lourdes, elles s'entrouvent et mes yeux devinent plus qu'ils ne
voient la clarté du soleil. Il joue avec le volet roulant à moitié descendu pour dessiner sur mon corps des ombres étranges. Je me dis en souriant que le soleil est un coquin et sans aucune
intention de bouger, telle une chatte bienheureuse, je referme les yeux pour laisser les images de la nuit m'envahir à nouveau.
Quelle heure pouvait-il être quand nous nous sommes ancrés l'un à l'autre tels
deux navires en perdition sur le même océan de désir? vingt trois heures, minuit peut être, je ne sais. Ce dont je me souviens par contre,
c'est de la douceur de tes mains lorsqu'elles sont venues emprisonner mes fesses. J'en fus tellement surprise, que j'ai laissé échapper un soupir, le museau plongé dans ton cou. Tum'as soulevé et
posée délicatement sur le bureau qui occupait la chambre. Je savais ce que tu allais faire, je le redoutais presque tant j'imaginais l'intensité du plaisir qui en découlerait. Mon dieu que tes
mains étaient douces, tes caresses divines, s'amusant dans de savants effleurements vers l'intèrieur de mes cuisses. Celles ci s'étaient ouvertes avec docilité pour toi, le maitre de mon plaisir.
Et la tête rejetée en arrière, les yeux clos, je percevais tes doigts, enhardis par mes gémissements, qui se frayaient un chemin entre les pétales humides de ma fleur. C'était là qu'ils
souhaitaient aller et je n'avais qu'une pensée, resserrer mes cuisses pour les emprisonner et les garder. Gage de ton attention à moi arrimé à ma source de
plaisir...
Perdue dans les draps bleutés, m'étirant avec délicatesse, je souris à cette pensée nocturne qui revient dans ma
tête. Toujours abandonnée aux rayons du soleil, je continue à me souvenir de notre nuit.
Ta bouche...Oh ta bouche, quel divin cadeau. Elle avait remplacé tes doigts au
bout de quelques instants et, entre mes jambes écartelées, elle s'exprimait avec un talent que j'adorais. Elle était tendre, douce, passionnée, fougueuse, s'amourachait de mes lèvres rosées pour
mieux revenir ensuite vers mon bouton affolé et lui faire la cour. J'en criais de plaisir, ivre de toi, ivre des sensations que tu faisais éclater en moi...
Ma fleur se mouille, le soleil est toujours sur le lit couché avec moi, le désir monte dans mon ventre.
J'entends le tintement de tasses sur un plateau, une odeur de café envahit la pièce.
J'ouvre les yeux, il est huit heures du matin sur l'afficheur du réveil.
J'ai envie de toi.
Par armandie
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Publié dans : Souvenirs érotiques
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