Pour remonter jusqu'à ta source et t'offrir ma caresse d'amour.
Prendre le contre pied de cet instant pour te montrer combien
Pour te dire merci toi qui me fait me sentir femme
désirable
belle
Dans cette petite chambre, je me déshabille derrière un paravent oriental, au tissu soyeux, brodé de cerisiers en fleurs, de pagodes et de geishas. L'atmosphère est silencieuse, pas un mot ne
sort de nos bouches. Je ne veux pas interrompre ton recueillement devant la toile vierge...Le calme avant la frénésie de la création. As tu déjà dans la tête la pose que tu voudras me faire
prendre ou vas tu attendre que mon corps s'installe sur les draps pour choisir l'angle avantageux pour ton esquisse?
La pièce est baignée de soleil. La lumière promet dèjà des nuances au rythme des courbes de mon cou, de ma poitrine, de mes hanches et de mes jambes serrées. Allongée sur un côté, la tête
soutenue par un de mes bras, mon corps s'oriente vers ton regard attentif, concentré. Tu rectifies ma pose par quelques gestes qui effleurent ma peau blanche. Elle réagit bien sûr, gourmande de
caresses qu'elle imagine trés sensuelles. Tes mains chaudes me touchent à peine, guidées par ton esprit qui voit déjà son modèle par la peinture. Je ne bouge plus. Je suis prête. Seul mon esprit
fantasme sur toi qui m'observe avec encore la rigueur du peintre. Dans quelques heures, ton regard se voilera de désir.
Le lit imposant et vaste est adossé au mur sur lequel est accrochée une estampe japonaise du volcan Fuji-Yama. Elle fera partie du tableau, note orientale et lointaine en opposition au nu
romantique et proche.
Tu entames les esquisses avec des gestes précis et des coups d'oeil rapides vers moi. Après quelques minutes, l'ébauche est faite et le détail commence. Tu me plais ,concentré sur mon corps, pas
encore pour l'aimer mais pour le dessiner. Le talent que tu y mets me donne envie de connaitre un autre art de tes mains. Dans ma tête, il prend forme, belle composition du désir, coloré de
notes violentes: rouge, orange, pourpre, indigo...Toi, tu joues avec des couleurs diaphanes et des nuances sombres. Tu es beau, ton visage tendu vers ta création dont je me sens encore
étrangère.
Les minutes s'égrènent au rythme des coups de pinceaux. Mon corps se fatigue dans cette fixité et tu aperçois une vague douleur passant sur mes traits. Venant vers moi pour m'accorder une pause,
je profite de cet instant pour te voler un baiser. Debout, nue contre toi, mes lèvres cherchent les tiennes et tes mains ne résistent pas à la douceur de ma peau.
Je guide tes doigts entre mes cuisses et ils découvrent la chaleur humide de mon désir. Pourquoi n'explorerais tu pas mon corps avec tes mains, à présent? Le pinceau attendra que notre feu
s'apaise un peu, qu'en penses tu? Pour le savoir, je caresse ton corps, à travers ta chemise, puis ton pantalon à la recherche de l'expression de ton désir. Trouvant la réponse, et heureuse
d'imaginer notre abandon, ma bouche accroche la tienne pour t'emmener vers les plaisirs charnels.
Mais tu en as décidé autrement puisque tu résistes à mes assauts. Après m'avoir couverte d'un kimono, tu t'éloignes pour revenir quelques instants plus tard avec deux tasses de thé brûlant,
unique douceur à laquelle tu m'accordes de goûter pour le moment.
La lumière se prête encore à la peinture et je regagne le grand lit, en reprenant la pose pour toi. Je suis ardente à l'intèrieur. Tu dois le savoir et mes yeux cherchent à faire succomber
l'artiste qui me détaille pour faire sa toile. Tout occupé à créer ton oeuvre, tu dois pourtant ressentir le désir qui te donne l'élan pour unir vie et fiction. La fiction par ce nu qui surgit en
teintes subtiles, émouvant au point de rejoindre la réalité en l'aimant sur ce lit, quand tu auras achevé ta composition au déclin du jour.
Ce mélange crée en nous un grand émoi. Tous nos sens sont en éveil, le ressens-tu comme moi, mon amour? J'aimerais te poser la question mais je ne dois pas te déconcentrer. L'es tu encore
vraiment? Tes gestes paraissent plus légers, mes seins, mon ventre, mes cuisses peints par ta main te troublent-ils?
Le trouble est une chose, vouloir y succomber en est une autre. J'ai posé pour toi afin de te laisser faire ton oeuvre, mais afin de te plaire aussi. Pour que tu ais envie de moi, dans ce moment
magique où le désir me semble tellement l'expression de l'amour.
Alors tu poses ton pinceau, tu essuies tes doigts couverts de peinture, tu enlèves ta chemise de peintre et tu viens vers moi. Je sais que maintenant tu vas me donner ce que j'attends depuis
quelques heures: toi, ton amour, ton envie, ton corps. Je m'allonge entièrement sur les draps, docile, offerte. Encore dans mon rôle de modèle, je me laisse faire, puisque tu veux dessiner mon
corps avec tes caresses. Mes mains te cherchent aussi mais tu les attrapes et tu relèves mes bras au dessus de ma tête, hors d'atteinte de ton corps. Tu ne veux pas que je bouge, je dois me
laisser faire. Tu veux me faire l'amour entièrement, ressentir mon plaisir, écouter mes soupirs, voir mes frissons...Ils feront naitre en toi un plaisir encore plus grand. Mes yeux te disent je
t'aime. Tu lis ce message en croisant mon regard et tu y réponds. Cet instant là, où il n'y a plus que l'amour et nos corps ensemble pour le vivre, devrait durer toujours.
"Parfois le bonheur est une bénédiction, mais le plus souvent c'est une conquête" Paulo Coelho
"En automne je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs
noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles" Khalil Gibran




Merci Michel pour cet hommage. Femme papillon je suis...
Merci Pierre pour cet embrasement et ces mots:

Le chat
Merveilleux animal, tout en
élégance et en courbes. Un destressant naturel. Cat en anglais, Katu en basque, Gat en catalan, Gato en portugais et en espagnol, Mêo en vietnamien, voila comment on peut dire chat, le mien
s'appelle Mexico (et qu'il n'y ait pas de coquins pour me demander celui de ma chatte).
Mon chat vu par Marcellino. Il n'est pas mimi comme ça mon
matou?

"Petit à petit, les chats deviennent l'âme de la maison" Jean Cocteau
Le papillon
"papillon, ce
billet doux plié cherche une adresse de fleur" Jules Renard

Photo de Marc Battault. Merci à lui.

Merci Jean Marie pour cette image cadeau
Merci à Pat de Freeriders pour ce joli
gif
Merci à Valmont pour cette belle femme papillon
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