Chevalier d’Ancenis:
Oui, en vous attrapant, je dois l’avouer,
Je fus définitivement conquis, séduit, charmé,
Je vous revois altière, barrant de vos courbes dessinées,
La porte de cette cabane de chasse, dans les feuillages, égarée,
Lady Armandie:
Je dois avouer que j'adorai jouer avec vous comme avec le soleil
Dans cette cabane bucolique où la lumière en contre jour
Me permit de dévoiler, à vos sens égarés, mes plus beaux atours
Je me pâmai d'aise et ne fut aucunement gênée de dresser mes seins vermeil
Chevalier d’Ancenis :
Oh oui, que de souvenirs, vous me torturant, pour entendre encore des mots doux,
M’obligeant à contempler d’abord vos formes cachées, à rendre fou,
Le galbe de vos jambes sous le soyeux de vos bas,
Vos escarpins gardés rehaussant tous vos éclats,
Lady Armandie :
Mon rose de joues se mêla aux roux de ma chevelure d'automne
Et je fus soulagée de m'assurer que dans cet endroit ne venait personne
Car voyez vous, mon beau chevalier, rien ne m'aurait plus marri
Que la venue inopinée de quelque promeneur dans ce petit abri
Chevalier d’Ancenis :
Je me souviens...
L’écrin de dentelles noires me fit visiter à son tour,
Le pays tourmenté de vos formes charnelles dans la lumière du jour,
Jarretelles détachées lentement, mon attente,
Vos cheveux roux, tombant en cascades, vos soyeuses glissades,
Vos longues jambes frémissantes,
Votre effeuillage en promesses tentantes,
Lady Armandie : se pâmant…
Cher ami, vous provoquez à ces souvenirs de doux émois
Et ma poitrine se soulève d’aise en pensant à ces caresses du fond des bois
Mon ventre s’alluma sous des désirs intenses et veloutés
Seulement troublés par le chant des oiseaux, dans la futaie
Courtisane libertine je fus entre vos bras et mon parfum de femme
S’exalta sous vos assauts, arrimé que vous fûtes au port de mes reins
Chevalier d’Ancenis :
Oh ! Bijou de Chair en écrin corseté,
Mon âme sur vos courbes s’est mise à rêver,
Princesse parée à l’image d’antan,
Pour mieux préparer nos ébats d’amants,
Au tempo de votre Etre, votre corps, je me revois,
Jardin d’Eden charnel où vous guidiez mes pas…
Lady Armandie :
Quand vos mains trouvèrent le doux chemin de mes nymphes diaphanes
Je fus renversée par tant d’émotion, une vague de plaisir aux odeurs marines
M’envahit jusqu’à m’inonder en gouttes perlées sur ma peau de femme
Nul doute que vous perçûtes dans cet instant mes gémissements de coquine
Chevalier d’Ancenis :
Oui si fort qu’en me remémorant ce jour, reflet de mon désir,
Je me revois remontant avec lenteur le chenal de vos cuisses,
Vers la rondeur de votre croupe, où mes envies à nouveau en cet instant s’immiscent,
Pour un voyage commun vers votre paradis embaumé à la recherche du plaisir…
Bon week end à tous mes coquins et coquines. Baisers velours.





























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